Mémoire de l'immigration


Les stagiaires de la FUNOC ont suivi un atelier sur les techniques d’interview et de montage vidéo mené conjointement par les régionales du Gsara Charleroi et Hainaut Occidental. Ces quatre journées se sont déroulées au Centre de la Culture Scientifique de l’ULB à Couillet. Le témoignage de  Monsieur Toussaint Nguembe Nkany y a été recueilli et filmé dans le cadre du projet « collecte de la mémoire de l’immigration ».

cliquez pour la galerie photo


Collecte de la Mémoire de l’Immigration from Gsara Hainaut Occidental on Vimeo.

dfs dfs
Kargas Apostolos émigre fin 1956 d’un petit village grec du nom d’Alikratia Halkidiki pour travailler dans les charbonnages de Farciennes (Charleroi) durant près de 20 ans. Du haut de ses 75 ans, il nous fait revivre avec beaucoup d’humour et d’émotion le périple de son voyage d’antan, son travail de mineur à Sainte-Pauline et au Roton, sa première cantine où d’ailleurs il nous a emmené. Marié et père de 4 enfants, Kargas s’est, à force de travail, intégré et a construit un bel avenir pour sa famille en Belgique …
Réalisation : Claudio, Albert, Michaël, Freddy et Philippe

De la mer à la mine (24′)                           Photos tournage

dfs dfs
Le Gsara Charleroi réalise chaque année des formations aux techniques de l’audiovisuel et du multimédia qui visent à réduire la fracture numérique. L’objectif est de former des adultes en insertion qui enquêtent sur l’immigration à Charleroi. Il s’agit de recueillir la mémoire vive des personnes immigrées pour compléter par des témoignages et pour illustrer par du vécu des réalités économiques très froides. En réalité, mettre de la chair sur l’impersonnalité des chiffres. La formation a lieu du 3 au 12 décembre. Le témoignage réalisé sur l’immigration grecque a été diffusé sur Sonart (voir ci-dessus) en fin de parcours.

Une opération réalisée en partenariat avec :
Gsara Charleroi – Funoc – Centre de culture scientifique ULB

Formation photo     Formation vidéo

dfs dfs

Première formation réalisée du 2 au 11 octobre 2006.

A découvrir les témoignages de l’immigration ci-dessous.

Remerciements : Le Gazo-Gilly, Alain Brousmiche- Porte Ouest et Eliane Janssen – CAL Charleroi

Galerie photos Formation

dfs dfs

La mémoire intacte

Adelardo Carppacci a émigré d’Italie avec un contrat de travail pour la mine. Aujourd’hui, il a quatre-vingt ans et une mémoire infaillible. Il nous raconte une histoire pleine de détails et d’émotion datant de près de soixante ans mais pour lui encore tellement présente. Avec un témoignage photographique de l’époque que sa fille a retrouvé par hasard au Consulat, illustrant son arrivée chez nous, Aleardo, le visage sympathique de l’immigration nous présente avec fierté son petit fils témoin de la troisième génération de sa famille en Belgique.

Voyage sans retour                   Galerie photos

dfs dfs

L’intégration réussie

Colomba de Simone, fille d’un immigré italien, raconte les péripéties de son père arrivé en Belgique à Charleroi il y a plus de cinquante ans lors de la première vague d’immigration, son travail à la mine, ses difficultés et espoirs. Souvenirs aussi de cette femme âgée de quinze mois à son arrivée qui a grandi loin de sa patrie. Notre pays vu par des yeux d’enfant. Un parcours difficile pour finalement accéder à la création de sa propre place au soleil, chez nous.

Toute une vie : de l’Italie à la Belgique          de Roux à Monceau-sur-Sambre

Galerie photos

dfs dfs

A la mine comme à la guerre

Laissant derrière lui ses parents, sa culture, mais aussi la pauvreté, c’est en 1971, à l’âge de 26 ans, que Rabah Mouadji quitte l’Algérie, son pays natal. Il arrive en Belgique et prend immédiatement la direction de Beringen, de la mine pour 11 ans de labeur. Aujourd’hui, Rabah Mouadji vit à Charleroi et ne compte plus retourner vivre en Algérie.

Caméra : Roland – Interview : Mireille – Photos : Sylvie et Isabelle
Montage : Mireille, Roland, Sylvie, Olivier, Abdel, Isabelle, Fred, Eric, Dominique, Aurore.

Voir

dfs dfs

De Casablanca à Charleroi

C’est en prenant le thé confortablement installés dans son salon, petit coin de Maroc au cœur du pays noir, que Fatima Ragouba nous raconte son parcours. Un parcours commencé au mois de mai 1970 lorsque avec déchirement et tristesse, elle quitte seule sa famille pour rejoindre son mari parti quelques années auparavant en Belgique pour travailler au charbonnage. C’est d’ailleurs lui qui l’accueille a son arrivée a Zaventem. Ils rejoignent ensuite l’appartement loué par son mari à Charleroi. C’est là que, de sa valise, elle sort le thé et la vaisselle emportés du Maroc pour démarrer une nouvelle vie…

Interview : Roland et Aurore – Photos : Mireille et Sylvie

Ecoutez Fatima               Galerie photos